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Beaucoup de grands amateurs de Paul Auster ont été déçus par ce livre. Pourquoi ?... En grande partie parce qu’ils ne sont pas tellement habitués à lire un Paul Auster qui se laisse aller à un certain côté festif. D’habitude l’auteur est plus dans le genre intellectuel un rien torturé. Voir « La cité de verre », « La musique du hasard », « Le voyage d’Anna Blum » etc.
Nathan Glass est solidement bousculé par la vie, alors qu’il s’installe dans un petit appartement de Brooklyn. Il vient de divorcer et se voit obligé d’abandonner son boulot vu qu’on vient de lui trouver un cancer.
Heureusement pour lui, il va retrouver un neveu auquel il a toujours été assez attaché. Celui-ci travaille dans une librairie proche de l’appartement de Nathan. Cette rencontre va complètement changer sa vie puisqu’il va non seulement guérir de son cancer, mais il va aussi se trouver une super compagne ! Comme son neveu d’ailleurs…
Voici la phrase finale : « Mais pour l’instant, il est encore huit heures et je marchais dans l’avenue sous ce ciel d’un bleu éclatant, heureux, mes amis, aussi heureux qu’homme le fut jamais en ce monde. »
Je n’estime pas dévoiler ici quelque chose d’important. En effet, ce qui l’est, important, c’est comment, au bout de quelles péripéties, Nathan et son neveu, Tom Wood, vont en arriver là !
Ici, il semble que Paul Auster s’est vraiment un peu lâché. Il a dû écrire ce livre en s’amusant autant que ses personnages, très attachants par ailleurs. Comme vous le savez sans doute, Paul Auster habite Brooklyn et il connaît donc très bien son affaire. Aussi, la vie de quartier est pour beaucoup dans l’ensemble du livre. Elle y participe activement, tout y semble gai et très vivant. Ce qui est aussi très agréable c’est que l’auteur donne des opinions personnelles sur des événements qui sont occupés à se passer, comme l’élection de Bush par exemple. Cela donne un côté très actuel à son histoire.
Bien sûr je suis forcé d’avouer qu’il y a une ou deux longueurs, que l’auteur semble parfois se perdre un peu dans son histoire et que celle-ci n’est pas racontée avec la même rigueur que dans ses autres livres. Il n’empêche que cela reste un bon Paul Auster parce que l’on passe un très bon moment en compagnie de ses personnages.
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