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Nuit des morts-vivants (La)
François Blais

Nuit des morts-vivants (La)

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Résumé du livre

Un jour qu'il faisait très froid, des porcs-épics se serrèrent étroitement pour se tenir chaud. Mais bientôt ils sentirent réciproquement les effets de leurs piquants, ce qui les éloigna de nouveau les uns des autres. Chaque fois que le besoin de se réchauffer les rapprochait, ce second inconvénient se reproduisait, de sorte qu'ils allaient et venaient entre les deux maux jusqu'à ce qu'ils eussent trouvé entre eux un éloignement modéré.

Selon Pavel, la métaphore de Schopenhauer s'applique parfaitement à sa vie sentimentale ; quant à Molie, elle se range elle-même dans la catégorie des porcs-épics non frileux. Pavel et Molie vivent la nuit, le premier en raison de son emploi, la seconde parce qu'elle est plutôt asociale. Ils habitent tous deux Grand-Mère, ont fait partie de la même cohorte de finissants du secondaire, ils louent les mêmes films d'horreur au même club vidéo et lisent le même exemplaire d'un roman de George Eliot, mais ne se croisent jamais. Les âmes soeurs, en effet, tombent rarement l'une sur l'autre au coin de la rue. D'ailleurs, qui croit à l'âme soeur de nos jours ?

Dans son cinquième roman, François Blais nous lance de nouveau sur la piste d'un duo, éminemment réaliste et savoureusement fictif. On y reconnaît son sens aigu du dialogue et du métissage de tons, cette habileté à raconter qui emporte et captive. Surtout, on y retrouve le pur plaisir du récit, qui s'alimente de la plus infime circonstance. Avec délectation.

Ce que Pause Lecture en pense

Ils sont deux à se raconter à tour de rôle, car quelqu’un leur a demandé d’écrire contre rémunération une chronique de leur vie, de décrire ce qu’ils font au quotidien.

Pavel travaille de nuit pour une compagnie de maintenance. Sa vie se résume à aller prendre quelques bières avec son ami Henrik, à jouer à des jeux vidéo et à regarder des films d’horreur. Il se raconte à la troisième personne ayant peut-être ainsi l’impression de parler à quelqu’un d’autre. Sa vie sentimentale se résume à fantasmer sur les jeunes femmes qu’il rencontre, serveuse de bar ou caissière d’épicerie, plutôt que d’avoir une relation stable.

Pour sa part Molie est une assistée sociale et contente de l’être. Bien que sa colocataire travaille au Centre d’emploi et lui offre du travail, elle préfère continuer à vivre de nuit comme elle le fait, passant ses soirées à jouer à des jeux vidéo, à regarder des films d’horreur et à déambuler la nuit dans la ville, seul moyen de ne rencontrer personne, car elle est complètement asociale.

Ce sont vraiment deux âmes sœurs qui ont les mêmes gouts et le même style de vie, mais bien qu’ils habitent la même ville, ils ne se croisent jamais.

Je n’ai pas été captivée par ce roman, mais je l’ai quand même apprécié pour son originalité. J’ai aimé l’auto dérision et les petites remarques savoureuses empreintes d'ironie que nous offrent ces deux marginaux qui sont sympathiques malgré tout grâce au talent de l’auteur.

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Détails

Illustrateur : N/D
Genre littéraire : Littérature > roman
Éditeur : Instant même, L' *
Première parution :2011
ISBN : 9782895023074
Nombre de pages : 174 pages
Classement : 4046e
Vues : 1369 fois

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Lecteur PAP42 Août 2011 Note d'appréciation: 6/10

Les personnages ont adopté le comportement des porcs-épics. À l'instar de ces rongeurs, ce sont des noctambules, qui occupent leur nuit, comme l'indique le titre, à visionner des films de morts-vivants. En fait, ils se passionnent pour tout ce qui glorifie la mort violente. C'est le piquant de leur vie sans histoire. Les deux protagonistes vivent comme des anachorètes. Avant de regarder des films d'épouvante, Molie se trimballe le soir dans les rues de Grand'Mère. Pavel travaille de nuit dans un magasin à grande surface, après quoi il regarde lui aussi des films du même genre qu'il loue dans le même commerce. Molie et Pavel ne se connaissent pas, mais ils tiennent également un journal, où ils confinent les aléas de leur journée. Si la banalité compose leur vie, il n'y a rien de banal dans ce qu'ils vivent. Ils fuient leurs semblables comme le recommande Schopenhauer, un philosophe. Pour être heureux, il faut garder ses distances à l'instar des porcs-épics, lesquels n'approchent pas leurs congénères. Comme un diptyque, le roman laisse en alternance la parole à chacun des narrateurs, soit Pavel et Molie. Et les deux narrations ne débouchent pas sur une seule avenue. En fait, l'auteur s'amuse beaucoup de leur conduite de reclus. Il adopte une plume relâchée et, pourtant, le roman a de la gueule. C'est une bonne lecture pour les jeunes adultes qui veulent s'exercer à l'autodérision.


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