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Le narrateur se réfugie dans un village sud-américain paisible pour se remettre d’une rupture amoureuse. Le motif est un prétexte pour exploiter la vie dans les bleds que l’on croirait sans histoires. Pour renouer avec sa tranquillité d’esprit, le facteur Edouardo Passila demande d’être muté à Ludovica, un village aux remous susceptibles de concourir à sa perte.
Dès son arrivée, il se met rapidement à l’œuvre afin que le départ de son prédécesseur, pour un motif ostracisé, ne rompe pas le service postal. Rapidement, il se rend compte que la population s’adresse à lui en insinuant des dangers qui menacent tous et chacun. Pour s’en protéger, on s’adonne à la politique des faveurs. Le boulanger fournit ainsi le pain gratuitement à Passila.
Dans ce contexte se forment des clans pour contrecarrer les projets machiavéliques de villageois véreux. Mais qui sont-ce ? Le policier Cortez semble l’âme de Ludovica. Tous le craignent et soupçonnent son voisin d’être à sa solde pour l’informer des us et coutumes, qui consolident son emprise sur le village. Souffrant de cette atmosphère étouffante, le facteur envisage de quitter le village avec la belle Estrella. Mais la population entrevoit son avenir autrement.
Le narrateur décrit à merveille ce microcosme, soutenu par une écriture bien ordonnée à la lourdeur qui l’appesantit. Sans faillir, l’auteur maîtrise son œuvre à l’intérieur d’un suspense sans prétention, qui tient le lecteur en haleine jusqu’à un dénouement trop foisonnant en rebondissements.
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