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Livres en vedette
Pause Lecture a lu et apprécié pour vous ces livres
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Montferrand t. 01 : Le prix de l'honneur
de Paul Ohl |
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Paul Ohl a choisi de nous raconter de façon romancée l’histoire de Jos Montferrand, un géant qui vécut au Québec au début du XIXe siècle, et qui à cause de sa force légendaire connut une très grande renommée qui survit encore aujourd’hui, puisqu’en Outaouais le palais de justice porte le nom de cette légende de notre folklore.
Fort de son expérience de ce genre de roman, l’auteur sait très bien doser la fiction et les faits historiques qui contribuent à nous faire connaître l’ambiance qui prévalait à cette époque. Il décrit très bien la lutte de pouvoir qui existait entre les Sulpiciens, religieux originaires de France, désireux de ne pas perdre leurs prérogatives, les Anglais, nouveaux maîtres de la colonie et les canadiens français qui tentaient de conserver leur identité et leur honneur.
Ce premier tome nous fait vivre l’enfance et l’adolescence de ce géant sympathique qui tente par son courage et ses valeurs d’être fidèle à la mémoire de son père et de son grand-père. Les personnages sont colorés et attachants et l’auteur sait nous captiver jusqu’à la dernière page.
Je dois dire que j’ai beaucoup aimé ce roman et que j’attends le deuxième tome avec impatience. Je vous le recommande fortement.
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Terreur à Tracadie
de Kathy Reichs |
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Dans Terreur à Tracadie., Katie Reichs nous fait connaître un peu l’enfance de Temperance Brennan, personnage principal de ses romans et anthropologue judiciaire comme elle, elle nous présente sa grande amie acadienne Évangéline, de deux ans plus âgée qu’elle, qui partage les étés de son enfance et qui disparaît sans laisser aucune trace lors de l’été de ses quinze ans.
Trente ans plus tard, alors qu’elle reçoit les ossements d’une jeune adolescente morte depuis longtemps et originaire d’Acadie, Tempe fait le lien avec son amie disparue et décide de poursuivre l’enquête. Ses recherches s’entremêlent avec les enquêtes sur des cas de pédophilie et de disparitions d’adolescentes, dont certaines sont retrouvés mortes, que mènent ses confrères, ce qui amène de nombreux rebondissements.
Dans ce roman les descriptions des techniques utilisées par les anthropologues judiciaires ou par les experts linguistiques sont très intéressantes, on y apprend de plus à connaître les acadiens, leur histoire et même l’existence d’un hôpital pour lépreux qui fut fonctionnel jusque dans les années 1960, et ce tout en suivant avec intérêt l’enquête policière dont le dénouement est tout à fait imprévu.
Somme toute un très bon roman policier, dont on dit qu’il est le meilleur de Kathy Reichs, et que je vous conseille fortement.
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Royaume aux mille périls (Le) t. 01 : L'ombre de Malabron
de Thomas Wharton |
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| Thomas Wharton, auteur canadien dont la popularité ne cesse de croître, nous a présenté ce printemps le premier tome d’une trilogie fantastique Le Royaume aux mille périls. Will Lightfoot est un adolescent un peu perdu à la suite de la mort de sa mère. Il s’enfuit un soir avec la moto de son père. Poursuivi par la police, il tentera de la semer en se dirigeant vers les bois. Il se retrouvera dans un monde parallèle au Royaume aux mille périls, d’où toutes les histoires que nous connaissons dans notre monde. Il fera la rencontre de différents personnages qui deviendront ses compagnons d’aventure : Rowen, une adolescente , son grand-père Nicolas Pendrake et Chardon, un loup. L’objectif de Will sera de revenir dans notre monde sain et sauf. Plusieurs embûches se dresseront devant lui.
Ce livre est très intéressant puisqu’il nous permet d’être en contact avec plusieurs fables et histoires de notre enfance. Je pense qu’il pourrait donner le goût à plusieurs enfants de lire ces histoires (par ex. Le Seigneur des anneaux et le petit chaperon rouge). Le lecteur aurait aimé une carte pour le situer dans ce royaume imaginaire. En somme, un bon roman jeunesse, rempli d’action qui saura plaire à nos jeunes adolescents.
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Depuis la fenêtre de mes cinq ans
de Arlette Cousture |
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Dans ce roman un peu autobiographique, Arlette Cousture nous fait vivre une année dans la vie de Charlotte, petite fille de cinq ans, dont la passe-temps favori est de regarder par la fenêtre du salon. Par ses yeux on découvre le quartier où elle vit, ses voisins dont plusieurs sont anglophones, ses amis et son entourage.
Le style d’écriture dérange quelque peu au début, car c’est une enfant de cinq ans qui nous décrit sa vie dans ses propres mots. On s’y habitue cependant rapidement et on s’attache à cette petite fille qui vit intensément de petites joies et de grands chagrins. On ressent avec elle son `vide entre son cœur et son nombril` quand elle découvre la pauvreté, la mort d’un voisin âgé et quand ses parents ne comprennent pas ses peurs et ses interrogations.
Avec elle on revit notre enfance, ce désir d’être plus grande tout en souhaitant parfois rester toute petite, les premières amitiés, la découverte de la mort et cette incompréhension des adultes face à nos réactions alors qu’elle nous semblent tellement logiques.
J’ai beaucoup aimé ce roman qui est différent par sa structure mais captivant, je le recommande fortement à toutes celles qui n’ont pas oublié leur enfance, ou qui la revive dans les yeux de leurs enfants.
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Noir de lune
de Alice Sebold |
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Durant 24 heures dans ce roman d’Alice Sebold, on suit Helen qui a tué sa mère comme elle l’avoue d’entrée de jeu. Par l’intermédiaire de retours en arrière, elle raconte son enfance auprès de cette mère souffrant d’une maladie mentale, la mort de son père qui se suicide pour fuir cette situation, ce qui l’amène à prendre en charge le bien-être de sa mère. L’acte posé par Helen lui semble normal, elle l’a tant de fois imaginé, mais peu à peu on se demande s’il ne s’agit pas d’un meurtre par compassion plutôt que d’une vengeance. On assiste à ses réactions face à ce geste, à son désir de fuir cette réalité et ses conséquences.
L’auteure décrit très bien cette relation amour-haine qui existe entre la mère instable et l’enfant qui n’est jamais à la hauteur, et ce même devenue adulte, et la façon dont ce sentiment affecte même sa vie de couple et sa relation avec ses deux filles. Les personnages sont bien campés et ce sombre roman est tellement prenant qu’il serait impossible de ne pas se rendre à la dernière page, afin de savoir comment se dénoue cette situation.
J’ai vraiment adoré ce livre qui nous amène à une grande réflexion face à la maladie mentale et à la façon dont elle affecte tous les membres d’une famille, en faisant des victimes involontaires.
À lire.
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Dixième cadeau (Le)
de Jane Johnson |
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Julia a reçu en cadeau de rupture un livre très ancien de motifs de broderie, au fil des pages elle découvre le journal intime de Catherine , une jeune brodeuse, enlevée par des pirates en l’an 1625. Sa recherches d’indices concernant ces enlèvements survenus en Angleterre la conduira au Maroc sur les traces de Catherine, et changera sa vie du tout au tout.
Dans ce roman on suit en parallèle la quête de Julia qui veut prouver l’authenticité de ce document et le destin de Catherine, sa traversée de l’océan sur un bateau de pirates, sa vente sur un marché d’esclaves et les aventures de son fiancé qui tente d’aller la libérer. D’un chapitre à l’autre on alterne entre le XVIIe et le XXIe siècle.
Jane Johnson l’auteure, directrice des éditions Harper Collins en Angleterre a fait des recherches sur l’une de ses ancêtres qui fut enlevée par des pirates, ce qui l’a conduite au Maroc et lui a donné l’idée d’écrire ce roman, mais tout comme son héroïne sa vie en a été complètement changée. Tout au long de ce récit, elle réussit très bien à garder notre intérêt à vif, il n’y a pas de temps mort, les deux histoires sont captivantes et les personnages très attachants. C’est un bon roman de détente pour s’évader de la grisaille de l’automne. À conseiller.
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M. et Mme Jean-Baptiste Rouet
de Denis Monette |
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Nous suivons dans ce roman la vie de Jean-Baptiste Rouet et de son épouse Mignonne. Étalée sur la période de 1882 à 1940, cette saga de Denis Monette nous permet de les accompagner dans leurs joies et leurs peines, et de suivre leur évolution et celle de leurs enfants.
L’auteur nous replonge dans le passé, il décrit à la perfection la vie quotidienne de cette époque ainsi que les valeurs morales qui la régissait et la façon dont on les contournait quelquefois.
Les situations que vivent les personnages nous rappellent les anecdotes que nous racontaient nos grands-parents, le ton est juste et l’intrigue est très prenante.
Il y a plusieurs repères historiques et artistiques qui sont insérés dans le récit, mais de façon tellement naturelle que c’est un ajout qui rend la lecture de ce livre encore plus agréable.
Je vous recommande fortement ce roman que j’ai beaucoup aimé et qui est selon moi l’un des meilleurs qu’ait écrit Denis Monette.
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Sergent Jack
de Eric WALTERS |
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Dans le cadre de son cours d’éducation civique, Ian un adolescent de 15 ans issu d’un milieu très aisé, doit faire 40 heures de bénévolat dans un centre communautaire. Il choisit `Le Club`, avec un nom pareil ce doit être un endroit très classe…Méchante surprise, il s’agit d’un local où l’on sert des repas aux sans-abris.
Ian doit s’adapter à cette réalité, on assiste à ses premiers pas dans ce milieu, à sa rencontre avec Sergent Jack, ancien soldat membre des troupes de maintien de la paix au Rwanda lors du génocide qui souffre du syndrome post-traumatique, et qu’il parvient à apprivoiser peu à peu.
L’auteur avoue s’être inspiré du livre :` J’ai serré la main du diable` du général Roméo Dallaire, pour écrire ce roman jeunesse, celui-ci en a d’ailleurs signé la préface.
Il a par contre su éviter de devenir moralisateur, appuyé par une recherche très approfondie et par une écriture sans fioritures mais très agréable à lire, ce roman est centré sur l’évolution de Ian, sa découverte d’un monde différent de celui où il vit, même si c’est dans la même ville, sur son besoin de savoir et de comprendre le pourquoi des génocides et surtout sur cette très belle amitié qui le lie au Sergent Jack et qui lui donne le goût de tenter de changer des choses.
Je souhaite que ce roman soit lu par le plus grand nombre possible d’ados et d’adultes, car il nous confronte à nos valeurs et aux préjugés que l’on entretient tous plus ou moins. J’ai adoré ce livre que j’ai dévoré en deux jours.
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Messagers de Gaïa (Les) t. 01 : La pierre du destin
de Fredrick D'Anterny |
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Dans le premier tome de cette série, nous faisons la connaissance de Torance et de Shanandra, de jeunes enfants amenés par leurs mères respectives au Mage errant d’Évernia, afin qu’il puisse accomplir le rite sacré qui leur donnera la puissance de libérer la pierre du destin. Nous les retrouverons neuf ans plus tard, échoués sur un rivage, côte à côte, ne se connaissant pas mais investis de la même mission dont ils ignorent la teneur. À l’aide de rêves initiatiques, le Mage leur donne des indications souvent indéchiffrables.
Au fil de leurs aventures ils sont poursuivis par des armées, des hommes sylex et un cristalomancien qui désirent les livrer au roi Sarcolem afin d’interrompre leur quête. Ils seront cependant aidés par Lolène, une lamane que Torance a sauvée de la mort, par Cristin un jeune scribe envoyé par le Mage et Paléas un jeune voleur détrousseur de cadavres.
Je dois avouer que n’étant pas attirée par la littérature fantastique, c’est le premier livre ado /adulte de ce genre que je lis, et je suis très agréablement surprise car je me suis totalement laissée captiver par l’intrigue. Il n’y a pas de longueurs, il y a beaucoup d’action et on suit avec intérêt l’évolution des personnages qui sont très attachants, ce ne sont pas des héros mais de jeunes adultes dotés de pouvoirs magiques qui tentent de réussir leur mission avec leur inexpérience , leurs forces et leurs faiblesses.
Très bon roman, j’ai déjà hâte de commencer le 2e tome.
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Belle et le hautbois d'Armand (La)
de François Magin |
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Dans La Belle et le hautbois d’Armand, François Magin nous entraîne dans un conte de fée sans les fées, comme nous l’indique la page titre. L’histoire se déroule en Provence en France. Une actrice porno, Nathalie, se fait séquestrer par des hommes de la mafia russe. Elle réussit à s’échapper, mais ils tentent de la retrouver pour l’assassiner. Ce sera son « prince charmant », Armand qui l’aidera à se sortir de ce guêpier.
Je ne veux pas trop révéler l’histoire, mais sachez que ce petit roman à suspense humoristique est écrit comme un film sur DVD, c’est-à-dire avec les prises de vues, zooms des caméras, scènes coupées et entrevues avec les personnages. Mon moment préféré est une des scènes coupées à la fin que j’ai trouvée hilarante, surtout quand le traducteur *censuré pour ne pas dévoiler de punch*. L’auteur a beaucoup d’audace d’écrire dans un genre tout à fait différent de ce que l’on a l’habitude de lire. Voici 120 pages qui se lisent en un rien de temps et qui nous procurent de bons moments de détente, de crainte et de rire.
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